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Les Etats-Unis vont procéder mercredi au lancement d'un missile balistique intercontinental (ICBM) non armé, quelques jours après le lancement d'un second ICBM par la Corée du Nord.

Le missile Minuteman III doit être lancé de la base de Vandenberg en Californie entre 08H01 et 12H01 GMT.

Ces nouveaux tests - un tir similaire avait eu lieu le 3 mai - sont préparés longtemps à l'avance, mais se produisent à un moment où les tensions avec la Corée du Nord sont au plus fort.

"Le but de ce programme de lancements d'ICBM et de vérifier l'efficacité, la disponibilité et la précision de ce système d'armes", a indiqué l'armée de l'air dans un communiqué.

Pyongyang a réussi deux lancements d'ICBM à quelques semaines d'intervalle.

Le second, qui a eu lieu vendredi, montre que les Nord-Coréens ont désormais la capacité de toucher la côte ouest des Etats-Unis mais aussi la côte est, selon des experts qui ont étudié de près les paramètres de tir.

Le Minuteman III, susceptible d'être équipé d'une tête nucléaire, est testé de la même manière environ quatre fois par an.


Les USA ne visent pas un changement de régime en Corée du Nord

Le gouvernement américain ne cherche pas un changement de régime en Corée du Nord, a affirmé le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson mardi, dans un contexte d'escalade de tensions au sujet du programme nucléaire du régime isolé. "Nous ne sommes pas votre ennemi", a déclaré M. Tillerson, soulignant que les USA privilégiaient le dialogue.

"Nous ne sommes pas votre menace, mais vous représentez une menace inacceptable pour nous", a-t-il encore déclaré.

"Nous ne cherchons pas un changement de régime, nous cherchons pas la chute du régime, nous souhaitons une réunification accélérée de la péninsule, nous ne cherchons pas une excuse pour envoyer notre armée au nord du 38é parallèle", a insisté le secrétaire d'Etat.

La Corée du Nord a réalisé vendredi un second test d'un missile balistique intercontinental, démontrant sa capacité à pouvoir atteindre le territoire des Etats-Unis. Condamnée par les Nations Unies et les pays voisin, cette nouvelle tentative a pressé le président américain Donald Trump à critiquer la Chine, allié de Pyongyang, de ne pas faire assez pour endiguer le conflit larvé.

M. Tillerson s'en tient à une approche plus diplomatique toutefois, estimant que "seuls les Nord Coréens sont à blâmer pour cette situation". Il a toutefois souligné être d'avis que "la Chine a une relation spéciale et unique, en raison de son activité économique significative, pour influencer le régime nord-coréen comme personne d'autre."

Suite au tir de missile nord-coréen vendredi, les chefs militaires américains et sud-coréens ont discuté d'"options de réaction militaire", selon le Pentagone. Plus tard, les deux alliées ont mené un exercice militaire en utilisant des missiles sol-sol quelques heures après le tir par la Corée du Nord.